samedi 31 janvier 2009

Qu’est ce que le pouvoir calorifique du bois ?

C’est la chaleur que dégage sa combustion. Ce pouvoir calorifique – nommé PCI – dépend de la nature du combustible mais aussi de sa teneur en eau. La combustion d’un bois mal séché mobilise une part importante de ses calories pour tout d’abord évaporer l’eau qu’il contient !
Plus il est humide, plus faible est donc son pouvoir calorifique. Ainsi un bois de résineux a un pouvoir calorifique de 4.6 kWh/kg à 10 % d’humidité.
Il s’élèverait à 5.2 kWh /kg si on pouvait le sécher à 100 % et descend à 2.2 ou 2.3 kWh/kg pour du bois vert !

Attention donc à ce que vous lisez quand vous comparez des produits !

Un pouvoir calorifique doit être évalué « brut », sur le produit commercial, à son humidité réelle. On comprend mieux l’intérêt d’un granulé suffisamment sec : il brûle pour vous chauffer et non plus pour se sécher lui-même !

vendredi 30 janvier 2009

Quels sont les critères qui caractérisent la qualité d’un granulé ?

Pour remplir son rôle de combustible, en toute sécurité et en préservant l’installation, un pellet de qualité doit cumuler plusieurs propriétés :
- Un fort pourvoir calorifique,
- Un taux d’humidité faible favorisant une bonne tenue et une excellente combustion,
- Une teneur très faible en poussières. Celles-ci peuvent bloquer les vis d’approvisionnements mais aussi dégrader la qualité de la combustion en créant des dépôts au niveau des foyers,
- Une teneur très basse en éléments minéraux pour produire peu de cendres.

jeudi 29 janvier 2009

Pourquoi parler de qualité du granulé ?

Le granulé de bois n’est pas un produit anodin. C’est un combustible qui doit vous permettre de bien vous chauffer, en toute sécurité et sans endommager votre matériel. Le granulé de bois n’est pas encore normalisé à l’échelle européenne.

De nouveaux producteurs peuvent s’implanter sans maîtriser tous les éléments nécessaires pour obtenir un bon produit. Des pellets de qualités très variables sont présents sur le marché français.

Le prix des produits de qualité médiocre est parfois attractif mais les incidents que ceux-ci génèrent sur le matériel peuvent être nombreux (bourrage des vis, formation de mâchefer dans les brûleurs, production excessive de cendres).

mercredi 28 janvier 2009

Comment comparer le granulé à d’autres combustibles ?

Il faut considérer la facilité et le confort d’utilisation du produit, son caractère « écologique » et renouvelable, sa disponibilité à long terme et bien entendu son prix.
En pouvoir calorifique brut, 1 tonne de granulés de bois est équivalente à près de 3 stères de bois, 500 l de fioul, 430 m3 de gaz naturel ou 390 kg de propane.

Au-delà du pouvoir calorifique brut, le rendement de combustion de l’installation varie beaucoup et doit être pris en compte.

Pour ceux qui veulent comparer granulés et bûches, rappelons au passage que le stère de bois correspond à 1m3 de bûches de 1 m de long et pèse 480 à 550 kg pour du bois de feuillus à 15-20 % d’eau ou 330 à 400 kg pour du bois de résineux.
Le même bois recoupé en 50 cm et bien empilé n’occupe plus que 0,85 m3 et 0,55 m3 s’il est coupé en 20 cm !

La corde – qui n’est plus officiellement utilisé – correspond en général à 3 stères mais il existe en réalité 6 types de cordes avec des variations régionales ! La corde canadienne correspond pour sa part à 4,38 stères !

Achetez donc du bois densifié, vous passerez beaucoup moins de temps à estimer la part d’air et de bois dans votre combustible !

mardi 27 janvier 2009

Le granulé de bois nécessite-t-il des poêles ou chaudières particuliers ?

Il existe sur le marché une grande diversité de poêles, inserts et chaudières permettant la combustion du granulé bois.
Votre choix doit être fait après des investigations sérieuses pour plusieurs raisons :

- Le rendement énergétique de combustion varie d’un matériel à l’autre. Le rendement énergétique est le rapport entre la quantité d’énergie restituée (= utile pour vous chauffer) et la quantité d’énergie consommée, autrement dit la quantité de granulé absorbée par votre installation. Ce rendement déterminera directement votre facture de chauffage. Il peut atteindre voire dépasser 90 % pour les meilleurs matériels. Les meilleurs rendements de combustion sont obtenus avec des poêles, inserts ou chaudières tout à fait spécifique du granulé. Les matériels acceptant plusieurs combustibles ne valorisent pas au mieux les performances d’un bon granulé.

- L’éligibilité au crédit d’impôts (50 % en 2008). Il n’est accessible qu’au matériel agréé, ayant fait l’objet de tests par un laboratoire européen accrédité. Faites vous indiquer avec précision l’agrément et vérifiez impérativement auprès d’un organisme public. Tous les matériels reconnus par le label « flamme verte » sont éligibles au crédit d’impôts (http://www.flammeverte.com) mais certains autres matériels sont également éligibles.

lundi 26 janvier 2009

D’où proviennent les sciures de bois qui constituent le pellet ?

Les sciures de bois sont des co-produits de l’activité des scieries.

A partir du bois brut qu’elles reçoivent, celles-ci produisent, en volume, environ 55 % de sciages (leur produit principal), 20 % de plaquettes de scierie (des morceaux de bois de quelques cm, analogues aux plaquettes forestières), 15 % de sciures et 10 % d’écorce.

Les scieries sont aménagées pour séparer tous ces produits dits « connexes » parmi lesquels les sciures. Autrefois ces sciures étaient brûlées en tas ou même laissées à pourrir.

Aujourd’hui elles sont utilisées pour la production de granulés ou la fabrication de panneaux de particules. Certaines scieries brûlent leurs sciures pour sécher leurs sciages.

dimanche 25 janvier 2009

Quelle est l’histoire du granulé de bois ?

Le granulé de bois a été inventé aux Etats-Unis, à la suite du premier choc pétrolier. L’idée est née de comprimer les sous-produits de scierie que sont les sciures pour en faire un combustible concentré, régulier, facile à transporter et à stocker.

Pour se faire, des technologies et des matériels connus des industries agroalimentaires ont été adaptés au bois. C’est au milieu des années 80 que de premières unités industrielles spécialisées se sont créées sur la côte Ouest des USA, région très riche en bois.

samedi 24 janvier 2009

Faut-il dire plutôt « pellets » ou « granulés de bois » ?

Les deux termes sont totalement équivalents. Le mot « pellet(s) », d’origine anglo-américaine se retrouve peu à peu adopté dans tous les pays, y compris les pays latins ou francophones. Seul la prononciation peut varier !

vendredi 23 janvier 2009

Quels sont les avantages des granulés de bois ?

Le pellet de qualité est dense et concentré, à fort pourvoir calorifique, et aisément transportable. Il occupe peu d’espace de stockage. Propre et sans poussière, il se prête parfaitement à une alimentation automatique des chaudières et des poêles.

jeudi 22 janvier 2009

Qu’est ce qu’un pellet ou granulé de bois ?

C’est un petit cylindre fabriqué par forte compression de sciures de bois, de diamètre de 6 mm et d’une longueur moyenne de 20 mm pour les usages de chauffage des particuliers.
Le granulé est de teinte claire mais sa couleur peur varier légèrement car le bois est un produit naturel.

mercredi 21 janvier 2009

Pourquoi se chauffer au bois ?

En se chauffant au bois, on émet beaucoup moins de CO2 que les énergies fossiles. Sur l’ensemble de son cycle de vie, le bois-énergie possède des avantages environnementaux et énergétiques indéniables.

mardi 20 janvier 2009

Pourquoi le bois-énergie est-il écologique ?

La forêt est une énergie renouvelable car la forêt se reconstitue environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles. Grâce à une gestion raisonnable, on peut en même temps assurer le renouvellement de la forêt et satisfaire le besoin des hommes. Les bûches de bois densifié et le granulés de bois sont fabriqués à partir de sciures de bois connexes des industriels du bois. C’est donc un produit recyclé, parfaitement propre pour l’environnement.

lundi 19 janvier 2009

Est ce économique de se chauffer au bois-énergie ?

Le prix du bois énergie est stable et 25 % moins coûteux en moyenne que le fioul ou le gaz.

dimanche 18 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 7/7

Adapter les forêts françaises et anticiper le changement climatique

19. Elaborer un plan national organisant la gestion de crises climatiques majeures (tempête, canicule, grands dépérissements, etc.). Renforcer le dispositif de surveillance/ alerte sanitaire et de diagnostic changements globaux (pollutions, climat, sécheresse, canicule, etc. de manière à mieux analyser et prévoir la vulnérabilité des forêts aux risques naturels. L’extension future des zones à fort risque d’incendie devra être prise en compte, notamment dans la perspective de promouvoir des sylvicultures actives visant à réduire le risque, articulées avec des débouchés pour les petits bois dans la zone de végétation méditerranéenne.

20. Mieux coordonner la recherche sur les forêts et le changement climatique entre les acteurs publics dans tous ses aspects (y compris préservation de la biodiversité et prévention des risques).

samedi 17 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 6/7

Adapter les forêts françaises et anticiper le changement climatique

16. Réviser les orientations forestières régionales d’ici 2011 pour encourager des sylvicultures prenant en compte les risques découlant du changement climatique et contribuant à en atténuer les effets (capacité adaptative des essences, itinéraires sylvicoles, stations, espèces forestières, aires bioclimatiques, etc.), tout en garantissant la préservation de la biodiversité.

17. Mesurer la capacité des forêts gérées dynamiquement à se comporter comme « pompes à carbone » et la tester par des expérimentations sylvicoles (en cours). Tout mode d’incitation à cette gestion dynamique doit être mise en œuvre.

18. Créer un outil financier de gestion de crises pour les propriétaires privés, sous la forme d’un compte forêts pour aléas.

vendredi 16 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 5/7

Protéger mieux la biodiversité en forêt et garantir la gestion durable

13. Suivre et évaluer le respect des objectifs de la circulaire du Premier ministre d’avril 2005 relative aux achats publiques de l’Etat et de ses établissements publics en bois d’origine légale et durable et encouragement des collectivités à s’engager sur la même voie.

14. Développer des garanties de gestion durable et de certification pour la petite et moyenne propriété (moins de 25 ha d’un seul tenant) par des procédures simplifiées. Conduire une réflexion visant à l’allégement de l’instruction des plans simples de gestion avec pour but de dégager les moyens nécessaires au renforcement de l’action des centres régionaux de la propriété forestière et des services déconcentrés du Ministère de l’agriculture, en vue de la mobilisation du bois.

15. Réviser la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois.

jeudi 15 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 4/7

Protéger mieux la biodiversité en forêt et garantir la gestion durable

11. Affirmer et soutenir les priorités du plan d’action pour la biodiversité en matière de connaissance (représentativité des espèces et des habitats forestiers dans les aires protégées ; articulation des outils forestiers avec un éventuel observatoire de la biodiversité ; indicateurs de biodiversité partagés ; guides de bonnes pratiques sylvicoles pour la biodiversité communs aux forêts publiques et privées ; charte de qualité et de diversité génétique des lots commercialisés de matériels forestiers de reproduction.

12. Mieux identifier les services « supplémentaires » en biodiversité et les rémunérer soit par des mécanismes de marché (exemple de protection de l’eau), soit par une ressource financière nouvelle. Des mécanismes de compensation volontaire en cas de dommage à la biodiversité doivent être expérimentés.

mercredi 14 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 3/7

Produire plus de bois et valoriser mieux la ressource bois

7. Récolte groupée des bois en forêts publiques. Un plan de mobilisation accrue des bois en forêt de montagne est demandé à l’Office national des forêts, prenant en compte la prévention des risques, la biodiversité et les paysages,

8. Evaluation des perspectives d’évolution et adaptation des formations aux emplois de la filière (notamment sylviculture, exploitation et logistique d’approvisionnement) et promotion de l’inclusion des activités forestières dans l’expérimentation des groupements d’employeurs agricoles et ruraux,

9. Adaptation locale et à plus grande échelle des modes de transport pérennes du bois

10. Réflexions au niveau régional sur l’information relative à la mobilisation des bois et à son accessibilité à établir (« points noirs »etc.) pour des stratégies locales de mobilisation de la ressource.

mardi 13 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 2/7

Produire plus de bois et valoriser mieux la ressource bois

4. Renforcement du dispositif d’encouragement fiscal à l’investisseur en forêt (DEFI travaux et DEFI contrat) pour une gestion forestière par les propriétaires privés dynamisée,

5. Elaboration de mesures pour faciliter le regroupement de gestion des surfaces forestières privées (notamment au travers des coopératives et des experts forestiers),

6. Amendement de la fiscalité existante sur les droits de succession pour limiter le fractionnement des petites unités de gestion,

lundi 12 janvier 2009

Grenelle de l’environnement et Assises de la forêt 1/7

Produire plus de bois et valoriser mieux la ressource bois


1. Mise en place d’un label de construction « bois matériau renouvelable » et promotion du bois dans le cadre du programme de mise aux normes accélérée et de réhabilitation des HLM.

2. Encouragement des scieries à investir dans le développement des capacités de sciage et la modernisation des outils de transformation (création d’une provision pour investissement) et demande de réduction du taux de TVA sur les produits en bois dans le cadre de la fiscalité des matériaux renouvelables.

3. Demande d’un fonds de 100 M € par an sur cinq ans en moyenne nécessaire au développement du bois énergie et du bois matériau renouvelable : sélection de projets pertinents présentant des garanties d’efficacité à apprécier au niveau régional (échelle territoriale appropriée), soutien des investissements pour une mobilisation économiquement et énergiquement efficiente du bois, respectant les équilibres environnementaux.

dimanche 11 janvier 2009

La ressource forestière française peut être mieux exploitée.

Les assises de la forêt ont permis d’identifier une ressource supplémentaire mobilisable, dans des conditions compatibles avec la gestion durable, de 12 Mm3 en 2012 et plus de 20 Mm3 en 2020 pour fournir le bois matériau et énergie nécessaires à l’atteinte des objectifs du Grenelle.

L’accroissement de la demande en bois matériau et en bois énergie doit générer une offre supplémentaire adaptée en quantité et en qualité, qui limite la hausse des prix et les conflits d’usage sans aggraver le déficit de la balance commerciale.

samedi 10 janvier 2009

Une terrasse de restaurant sur Paris

Une réalisation Balcons et Terrasses de Paris
Restaurant La pièce de Boeuf
7, avenue Corentin Cariou
75019 Paris

Quels sont les avantages du bois densifié par rapport au bois de chauffage traditionnel ?

1 stère de bois densifié équivaut à 4 stères de bois et granulés de bois traditionnel. Vous réalisez ainsi des économies substantielles et un gain de place considérable. Le bois densifié est parfaitement conçu pour une combustion optimum (taux d’humidité < 12 %). Vous n’encrassez pas le conduit de fumée et diminuez les risques de « feu de cheminée ». Enfin, le bois densifié est particulièrement apprécié car il ne salit pas

Pourquoi le bois-énergie est-il écologique ?

La forêt est une énergie renouvelable car la forêt se reconstitue environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles. Grâce à une gestion raisonnable, on peut en même temps assurer le renouvellement de la forêt et satisfaire le besoin des hommes. Les bûches de bois densifié et le granulés de bois sont fabriqués à partir de sciures de bois connexes des industriels du bois. C’est donc un produit recyclé, parfaitement propre pour l’environnement.

La récolte commercialisée de bois stagne en France

La récolte commercialisée de bois stagne depuis 20 ans malgré l’extension des forêts métropolitaines et la balance commerciale est gravement déficitaire (-5,5 Md’€), notamment du fait de l’accroissement des importations de sciages en résineux pour le bois matériau.

mercredi 7 janvier 2009

Peut-on mener des projets de « puits de carbone forestiers » en France ?

Afin de réduire ses émissions, la France souhaite encourager les investissements d’opérateurs français sur le territoire national, grâce à des « projets domestiques ». Alliant séquestration de carbone et développement durable, les puits de carbone forestiers présentent de nombreux avantages.
Dans ce cadre, l’ONF (Office National des Forêts) propose de mettre en place, en partenariat avec les autres propriétaires forestiers, un dispositif de sites pilotes en France. L’objectif est double : d’une part disposer d’un éventail de sites test afin de comparer les cas types, les méthodes et les résultats de séquestration du carbone et d’autre part, définir les gestes de sylviculture permettant d’accroître le stockage de CO2 et limiter les émissions.
L’ONF a initié dès 1997, au Brésil avec Peugeot, un projet pilote de reboisement de grande ampleur d’un terrain dégradé afin de séquestrer du carbone et reconstituer la biodiversité. Il s’agissait alors d’illustrer un concept jusque là théorique.
Aujourd’hui, la France peut accueillir sur son territoire des projets forestiers en partenariat avec d’autres pays ayant des engagements Kyoto. Ainsi, la Principauté de Monaco s’est engagée, par convention avec l’ONF, à financer une plantation de 120 ha et contribuer à l’amélioration des connaissances du cycle du carbone en milieu méditerranéen. Le projet permettra l’expérimentation d’une méthodologie et l’identification de pratiques sylvicoles optimisant la capacité de stockage de ces formations.

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mardi 6 janvier 2009

Est-ce qu’un projet de puits de carbone forestier n’est pas une sorte de « chèque en bois » ?

Pour générer des crédits carbone, les projets « puits » doivent bien sûr être certifiés. Mais leur spécificité par rapport aux projets de réduction d’émissions a conduit à mettre en place des outils originaux de nature financière, technique ou contractuelle. En effet, les gains en matière de carbone qu’ils génèrent seront maximum après la fin de la première période du Protocole de Kyoto (2008-2012) et le carbone stocké par la forêt peut être accidentellement relâché dans l’atmosphère.

Grâce à ces outils spécifiques, comme les crédits « temporaires », les projets de puits de carbone forestiers sont éligibles à la certification. Comme tout projet, ils doivent être approuvés par toutes les parties impliquées, démontrer qu’à long terme, ils réduisent les émissions ou séquestrent du CO2 et cela, de manière additionnelle par rapport à la situation sans projet.
La méthode de mesure de l’effet carbone doit intégrer tous les éléments résultant de la réalisation du projet, dans et hors de son périmètre.

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lundi 5 janvier 2009

Qu’est ce qu’une démarche de « neutralité carbone » ou de « compensation carbone » ?

Des entreprises, collectivités ou organismes prennent l’initiative de réduire spontanément leurs émissions de gaz à effet de serre. Les plus ambitieux visent la compensation de la totalité des émissions de leurs activités (chauffage, transport…) en finançant des projets de réduction d’émission ou de séquestration de carbone.
Dans tous les secteurs, des opérateurs se fixent comme objectif cette « neutralité carbone » pédagogique et preuve d’un engagement concret en faveur du développement durable : par exemple, des organisateurs de congrès proposent d’annuler les émissions liées aux déplacements des participants. La demande de neutralité carbone est croissante et crée un marché « de détail » pour des achats de « crédit carbone » de toute nature.

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dimanche 4 janvier 2009

Quels sont les avantages des projets puits par rapport à ceux de réduction d’émissions ?

Il ne s’agit pas d’opposer les deux. Compte tenu des enjeux, toutes les voies de lutte contre le changement climatique doivent être mises à profit : réduire les émissions (prioritaire et impératif) et favoriser la séquestration forestière. Outre la séquestration du carbone, les projets de « puits de carbone biologiques », en particulier les projets de plantation réalisés dans les pays en développement, apportent de nombreux bénéfices environnementaux et sociaux (lutte contre l’érosion, protection des ressources hydriques, protection de la biodiversité, bois énergie renouvelable…).

Le simple fait de dynamiser les puits de carbone, par une gestion durable optimisée, permet de développer la filière bois, tant en termes de matériau que d’énergie. Lorsque le bois est utilisé en tant que bois d’œuvre, la durée de piégeage du CO2 réalisé par l’arbre est prolongée. De plus, à performance équivalente, l’utilisation du bois génère beaucoup moins d’émission de gaz à effet de serre que d’autres matériaux (béton, acier, PVC, aluminium). Par ailleurs, l’utilisation du bois comme source d’énergie, neutre vis à vis du carbone, permet de réduire les émissions liées aux énergies fossiles : avec des chaudières adaptées, le bois énergie émet 12 fois moins de gaz à effet de serre que la filière charbon, 7 fois moins que la filière gaz, et deux fois moins que la filière électricité.

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samedi 3 janvier 2009

Les puits de carbone forestiers peuvent-ils bénéficier de « crédits carbone » ?

Les « crédits carbone » du Protocole de Kyoto ont pour but d’inciter les pays industrialisés, engagés de manière contraignante, à réduire leurs émissions de CO2 par rapport à la situation en 1990, à atteindre leurs objectifs. Par ailleurs, ils visent à les amener à investir dans les pays en développement afin d’améliorer leur bilan carbone. Si un pays fait mieux que son engagement, il peut alors vendre ses « crédits carbone » à des pays qui peinent à respecter le leur.

Tout secteur de l’économie entrant dans la comptabilité des émissions peut générer des « crédits carbone ». Compte tenu de l’urgence à lutter contre la déforestation, la forêt est d’abord intégrée au regard de l’évolution de la surface boisée (article 3.3 du Protocole). Pour les pays industrialisés, dont les surfaces forestières sont stables ou augmentent, l’accroissement du stock de carbone forestier grâce a la gestion sylvicole peut aussi être comptabilisé (article 3.4). Mais les crédits en résultant sont plafonnés : pour la France, le plafond a été fixé à 3,2MtCO2 par an, alors que la forêt française stocke chaque année 65MtCO2.

En France, l’article 43 de la loi d’Orientation Agricole du 5 janvier 2006 reconnaît que « la gestion forestière et la valorisation des produits forestiers contribuent à la réduction des émissions nationales de gaz à effet de serre et au développement des énergies renouvelables. A ce titre, elles ont vocation à participer aux mécanismes de marché destinés à honorer les engagements internationaux en la matière ».

Au-delà de cette reconnaissance, les discussions en cours sur la période post 2012 seront l’occasion d’intégrer plus encore la forêt et les produits forestiers aux dispositifs mis en œuvre tant dans l’Union européenne (marché d’échange de quotas) qu’au plan international.

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vendredi 2 janvier 2009

N’y a t’il pas des effets pervers avec les puits de carbone ?

Suite à la parution de plusieurs études, l’efficacité des forêts en tant que puits de carbone a été discutée au sein de la communauté scientifique. Il ressort de ces débats que :
- si l’efficacité du puits de carbone forestier se réduit avec l’accroissement de la concentration en ozone de l’atmosphère, le puits fonctionne toujours et continue de se développer ;
- si la forêt émet effectivement du méthane, puissant gaz à effet de serre, ces émissions ne réduisent que de 1 à 4 % les effets bénéfiques des forêts, provenant du stockage du carbone ;
- si l’absorption du rayonnement solaire par la forêt conduit à un réchauffement (effet d’ « albédo »), celui-ci a un impact faible sur le climat car limité au cas des boisements en zone boréale.

Pour conclure, les scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) s’accordent sur le fait que les forêts participent à la régulation du cycle du carbone et sont un moyen efficace de lutte contre le changement climatique.

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jeudi 1 janvier 2009

Le bois de chauffage en résumé

Le bois est une source d’énergie renouvelable et facilement disponible. Avec quelques précautions dans son choix et son stockage, on dispose d’un combustible de bonne qualité.
Plaquettes et granulés sont des combustibles dérivés du bois, aussi performant et pratiques que le fioul ou le gaz.

Les appareils de chauffage au bois deviennent de plus en plus performants, de moins en moins polluants.

Le choix de votre équipement dépend de vos besoins (chauffage de base ou d’appoint), de la surface à chauffer, de votre budget : inserts, poêles ou chaudières, il y en a pour tous les cas.

Une pose soignée, un peu d’entretien, quelques précautions : votre installation vous donnera satisfaction de nombreuses années.

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